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 La prise de la Bastille

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Allezlelosc_59
Quirite
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Loisirs : Deux guerres mondiales, Guerre froide
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MessageSujet: La prise de la Bastille   Mar 10 Avr - 11:56

La prise de la Bastille est un événement de la Révolution française survenu le 14 juillet 1789. La rédition de la forteresse, symbole du despotisme, fit l'effet d'un séisme, en France comme en Europe, jusque dans le lointain empire de Russie. « Forteresse du secret, et lieu sans justice, la Bastille fut le premier rendez-vous de la Révolution[1].» Quelques détails de cet évènement : Le 14 juillet 1789, la Bastille est prise d'assaut par les Parisiens. De ce jour date la fin de l'«Ancien Régime» et le début de la Révolution française. Depuis lors, le 14 juillet est une fête nationale.

Historiographie et légende



Bien que cette date fut instituée fête nationale française en 1880, parce que c'était par coïncidence celui de la Fête de la Fédération, la prise de la Bastille n'est pas un acte si glorieux qu'il paraît. Le peuple avait logé à la Bastille beaucoup de victimes de l'arbitraire, mais on dut se rendre à l'évidence lors de sa chute, le 14 juillet 1789, qu'elle ne comptait qu'une poignée de faussaires, un jeune homme devenu fou, Auguste Tavernier, un noble incestueux et un complice de Robert-François Damiens, auteur d'une tentative d'assassinat sur Louis XV [réf. nécessaire]. « Quasi vide sans doute, mais surchargée : surchargée de la longue histoire entretenue entre la monarchie et sa justice [2] ». L'image révolutionnaire a largement contribué à entretenir le mythe d'une Bastille abritant des cachots où pourrissaient les victimes de la monarchie. En fait, la Bastille avait perdu pour partie sa fonction de prison d'État. Louis XVI avait pris la décision de la démolir. Apporter la preuve que l'on était présent lors de la prise de la Bastille joua un grand rôle dans la carrière de ceux qui se dirent patriotes. 863 brevets de vainqueur de la Bastille furent délivrés comme preuve de civisme. La Bastille était le symbole de la tyrannie monarchique.

L’importance de la prise de la Bastille a été exagérée par les historiens romantiques, comme Jules Michelet, qui ont voulu en faire un symbole fondateur de la République. En fait, d’après les textes de l’époque (des lettres d'un participant aux événements, principalement) la prise du bâtiment se fit quasiment sans heurts et dans une ambiance bon enfant. Mille personnes tout au plus composaient une bande d’émeutiers qui voulut envahir le bâtiment pour y acquérir des armes. Celui-ci n'était défendu que par une poignée d’hommes et les seules mort que l’histoire a retenue sont celle du gouverneur, M. de Launay et du prévôt des marchands Flesselles. Cependant, dès l'année suivante, l'événement est célébré dans la France et même l'Europe entière, l'importance de l'évenement n'étant pas dans l'évenement lui-même mais dans sa valeur symbolique.

Les prémices de la prise de la Bastille

Le peuple de Paris était inquiet depuis plusieurs jours, craignant que les troupes étrangères stationnant autour de Paris ne finissent par être utilisées pour réprimer la révolution. Une milice de 48 000 hommes avait été constituée, mais sans armes.

12 juillet 1789

Le matin du dimanche 12 juillet 1789, les Parisiens sont informés du renvoi de Necker, la nouvelle se répand dans Paris. À Midi, au Palais-Royal, un avocat et journaliste alors peu connu, Camille Desmoulins, monte sur une table et harangue la foule des promeneurs et l'appelle à prendre les armes contre le gouvernement du roi. Dans les rues de Paris et dans le jardin du Palais-Royal de nombreuses manifestations ont lieu, les bustes de Jacques Necker et de Philippe d'Orléans sont portés en tête des cortèges. Le régiment de cavalerie, le Royal-allemand charge la foule amassée aux Tuileries. On compte plusieurs blessés, peut-être un tué parmi les émeutiers. En début de soirée, Pierre-Victor de Besenval à la tête des troupes installées à Paris, donne l'ordre aux régiments Suisses cantonnés au Champ-de-Mars d'intervenir.

Lundi 13 juillet 1789

À une heure du matin, quarante des cinquante barrières (postes d'octroi) qui permettent l'entrée dans Paris sont incendiées. La foule des émeutiers exige la baisse du prix des grains et du pain - prix qu'ils n'avaient jamais atteint au cours du siècle. Une rumeur circule dans Paris : au couvent Saint-Lazare seraient entreposés les grains ; le couvent est pillé à six heures. Deux heures plus tard, une réunion des "électeurs" de la capitale se tient à l'Hôtel de Ville (ceux qui, au deuxième degré, ont élu les députés des États généraux). À leur tête se trouve le prévôt des marchands, Jacques de Flesselles. Au milieu d'une foule déchaînée, ils décident de former un «comité permanent» et prennent la décision de créer une «milice bourgeoise» de 48 000 hommes, afin de limiter les désordres. Chaque homme portera comme marque distinctive une cocarde aux couleurs de Paris, rouge et bleu. Pour armer cette milice, les émeutiers mettent à sac le Garde-Meuble où sont entreposées des armes, mais de collection ou anciennes. Sur ordre de Jacques de Flesselles 50 000 piques furent forgées. La foule obéissant aux ordres qui semblaient provenir du Palais-Royal, parlaient de prendre la Bastille.
À 17 heures, une délégation des électeurs parisiens se rend aux Invalides pour réclamer les armes de guerre qui y sont entreposées. Le gouverneur refuse. La Cour ne réagit pas. Les électeurs n'obtiennent pas les armes des Invalides.

Chronologie détaillée de la prise de la Bastille

10 heures : Les émeutiers s'emparent des 30 à 40 000 fusils entreposés aux Invalides



Devant le refus du gouverneur des Invalides, une foule énorme (40 à 50 000 personnes) se présente devant les Invalides pour s'en emparer de force. Pour défendre l'Hôtel des Invalides il existe des canons servis par des invalides, mais ceux-ci ne paraissent pas disposés à ouvrir le feu sur les Parisiens. À quelques centaines de mètres de là, plusieurs régiments de cavalerie d'infanterie et d'artillerie campent sur l'esplanade du Champ-de-Mars, sous le commandement de Pierre-Victor de Besenval. Celui-ci réunit les chefs des corps pour savoir si leurs soldats marcheraient sur les émeutiers. Unanimement, ils répondent non. C'est l'évènement capital de la journée. La foule, que rien désormais ne peut arrêter, escalade les fossés des Invalides, défonce les grilles descend dans les caves et s'empare des 30 000 à 40 000 fusils qui y sont stockés ainsi que 12 pièces de canons et d'un mortier. Les Parisiens sont désormais armés. Ils ne leur manquent que de la poudre et des balles. Le bruit court qu'il y en a au château de la Bastille.

10 heures 30 : Une délégation se rend à la Bastille pour demander des balles et de la poudre

Pressés par la foule des émeutiers, les électeurs de la ville de Paris en réunion à l'Hôtel de Ville, envoient une délégation au gouverneur de la Bastille, M. de Launay, avec pour mission de demander la distribution de la poudre et des balles aux Parisiens qui doivent former une «milice bourgeoise». Cette délégation est reçue avec amabilité, elle est même invitée à déjeuner, mais repart bredouille.

11 heures 30 : Une deuxième délégation repart pour la Bastille

A 11 heures 30 une seconde délégation conduite par Jacques Alexis Hamard Thuriot et Louis Ethis de Corny se rend au château de la Bastille. Elle ne peut rien obtenir. La foule des émeutiers armée des fusils pris aux Invalides s'agglutine devant la Bastille.

13 heures 30 : Les défenseurs de la Bastille ouvrent le feu sur les assiégeants

Les quatre-vingt-deux invalides défenseurs de la Bastille et trente deux soldats suisses détachés du régiment de Salis-Samade obéissant aux ordres de René-Bernard Jordan de Launay ouvrent le feu sur les émeutiers.

14 heures : Une troisième délégation se rend à la Bastille

Une troisième délégation se rend à la Bastille, dans cette députation se trouve l'abbé Claude Fauchet.

15 heures : Une quatrième délégation se rend à la Bastille

Une quatrième délégation se rend à la Bastille avec de nouveau Louis Ethis de Corny, elle se présente devant le marquis de Launay mais n'obtient toujours rien. Les soldats de la garnison de la Bastille et les assiégeants se tirent les uns sur les autres.

15 heures 30 : 61 Gardes Françaises se présentent devant la Bastille avec cinq canons

Un détachement de soixante et un garde-française sous le commandement de Pierre-Augustin Hulin, ancien sergent aux Gardes-Suisses se présente devant la forteresse de la Bastille. Ils ont emmené avec eux cinq canons provenant des Invalides. Ces canons sont mis en batterie contre les portes et le pont-levis du château.

17 heures : Capitulation de la Bastille



La garnison de la Bastille rend les armes, sur promesse des assiégeants qu'aucune exécution n'aura lieu s'il y a reddition. Les émeutiers envahissent la forteresse, libèrent les sept captifs qui y étaient emprisonnés, s'emparent de la poudre et des balles. La garnison de la Bastille, prisonnière, est emmenée à l'Hôtel de Ville. Sur le chemin, M. de Launay est massacré, sa tête sera dit-on, découpée au couteau. Plusieurs des invalides trouvent aussi la mort pendant le trajet. Jacques de Flesselles est assassiné sur l'accusation de traîtrise. Les assiégeants eurent une centaine de tués et soixante-treize blessés.

Outre les prisonniers, la forteresse héberge les archives du lieutenant de police de Paris qui sont soumises à un pillage systématique. Ce n'est qu'au bout de deux jours que les mesures sont prises par les autorités afin de conserver ces traces de l'histoire. Même Beaumarchais, dont la maison est située juste en face, n'avait pas hésité à puiser dans les papiers. Dénoncé, il doit d'ailleurs les restituer.

18 heures : Louis XVI ordonne aux troupes d'évacuer Paris



Ignorant la chute de la Bastille, Louis XVI donne l'ordre aux troupes stationnées dans Paris d'évacuer la capitale. Cet ordre sera apporté à l'Hôtel de Ville à deux heures du matin.

Les têtes décapitées sont promenées dans Paris

Les têtes décapitées de M. de Launay et de Jacques de Flesselles et d'autres furent promenées au bout d'une pique dans les rues de Paris, et ce jusqu'au Palais-Royal.

5 juillet 1789, 8 heures

À Versailles, au moment de son réveil, le duc de Rochefoucauld-Liancourt informe Louis XVI de la prise de la Bastille. Le dialogue suivant aurait eu lieu :

« C'est une révolte ? » demande Louis XVI.

« Non sire, ce n'est pas une révolte, c'est une révolution. » répond le duc de La Rochefoucauld


http://fr.wikipedia.org/wiki/Prise_de_la_Bastille
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